À propos/About

CV/ RESUME

PRESSE/REVIEWS

COLLECTIONS

 Extrait du texte critique de Marie-Ève Charron dans Le Devoir  "...Les photos restituent des instants uniques que les porcelaines qui les côtoient au mur additionnent, étant le fruit de plusieurs cuissons exigées pour l’application de glaçures et différents transferts d’images (collages, dessins, photos). Tel un feuilleté, des temporalités hétérogènes se trouvent ainsi cryptées dans l’objet façonné avec la fragilité et la discrétion des souvenirs loin enfouis, quoique tenaces. Le cadrage serré des images trompe la perception de l’échelle de ces modelages qui sont bien des miniatures élégamment intégrées aux roches, au sable et à l’écume de mer, alors que leur titre évoque le monde invisible des bactéries...La suite de l’expo écarte la photo et se déploie en porcelaines, en dessins et en peintures, au sol et au mur. La gestualité et la touche de l’artiste, avec les crayons ou les pinceaux, s’affirment là où la main s’effaçait au profit de la clarté descriptive de l’image photo. Le regard bute alors contre la matière travaillée avec expressivité, intuition et naïveté. Sur ce spectre opposé du langage plastique, l’artiste explore encore le paysage où s’emboîtent des points de vue et des échelles différents. Les scènes sont évocatrices de relief en montagnes et de la silhouette de Manhattan, des territoires fréquentés par l’artiste qui vit entre Montréal et New York. Motifs et titres des oeuvres renvoient aussi librement à l’imagerie scientifique et à des figures pionnières de microbiologie et d’informatique (Lynn Margulis, Ada Lovelace)...» 

----------

 Text by Daniel Baird Ève K. Tremblay. Words of Fire  Canadien Art Magazine  "...Tremblay’s videos stylistically evoke the work of the late avant-garde master Raúl Ruiz, moving from the claustrophobic interior of memory and dreams out toward a larger and more encompassing encounter with the world. Here, Tremblay seems to be following Bradbury’s insight from the 1950s. Montag is driven to the side of the Book People not because he has a fetish for books, but because of the joy he sees in a young woman’s love of the world. Books and art aren’t about books and art; they’re about life and the world..." 

Texte de James D. Campbell, Shadowing the Self: Reflections on the Art of Eve K. Tremblay, in the book Ève K. Tremblay- Tales Without Grounds. 

"...As we have seen, Eve K.’s resonant images and oblique narratives have the power to instruct, unsettle, disturb – and displace. Her true content is often the unnameable— that which is beyond or before language -- and we are at first looking in from the margins. It is never very long, however, before we have stumbled into the mise-en-abyme and find ourselves at dead center of these magnetic narratives, and enter their “third space” as a willing accomplice in the making of meaning. At the same time, we are resolutely hooked, and the images speak to us in a language far more intimate than any cinematic fable of how the most seductive of appearances often camouflage the most profound private lack.

Eve K.’s shadowing of self and Other is carried out with remarkable deftness, subtlety, subversive poetry -- and bravery. Her courage is incandescent, as she makes her transitional spaces our own. Our ongoing entanglement with her images is integral to that exhilaration we have always felt when ‘reading’ the most profound works of contemporary art."  

 ----------

text by Zeljka Himbele: “Tremblay, qui a gradué en littérature française à Montréal et plus tard en photographie, a utilisé ses connaissances et préférences pour les formes littéraires et les arts visuels, mais aussi des textes scientifiques, l’histoire des systèmes et mécanismes mnémotechniques pour créer une ambiance consistant d’installations vidéos, de photographies, d’essais, de dessins, de collages et d’assemblage à la MK Gallery de Zagreb. “ Une approche poétique et contemplation philosophique sont mis en jeu avec une constante expérimentation matérielle” écrit la commissaire de l’exposition Zeljka Himbele , qui vit à New York City”…

-----------

Leila Topic (commissaire Musée d’art contemporain de Zagreb) sur HRT. radio  “En regardant l’exposition, le visiteur trouve plusieurs motifs qui ne créent pas une narration chronologique mais qui connectent plusieurs motifs de l’installation, semblable à la notion de mémoire culturelle…” 

-----------

Eve K Tremblay dans l'encyclopedie Canadienne "..Après avoir étudié la littérature à l’Université de Montréal (1991-1992) et le théâtre à la Neighborhood Playhouse School of the Theatre à New York pendant un an (1995), Ève K. Tremblay obtient un baccalauréat en beaux-arts avec majeure en photographie de l’Université Concordia (1997-2000), à Montréal. Dès les débuts de sa production artistique, elle propose une approche à la fois autobiographique et inspirée de fictions littéraires. À travers sa série de photographies L’éducation sentimentale (2000), dont le titre fait référence à l’ouvrage de Gustave Flaubert, l’artiste met en scène des jeunes filles d’âge collégial, vêtues d’uniformes scolaires, plongées dans diverses situations solitaires et introspectives prenant parfois un aspect initiatique.... Ève K. Tremblay consacre plusieurs années de sa carrière à revisiter l’œuvre littéraire Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et à réfléchir aux nombreux enjeux que sous-tend cet ouvrage, notamment aux notions de neuroscience, de mnémotechnique et de philosophie. Dans le cadre de son long projet Becoming Fahrenheit 451..."   

-----------

Texte de Eduardo Ralickas L'appât de l'image, dans la monographie Ève K. Tremblay- Tales Without Grounds. " Véritable chantier de fictions, la démarche photographique de Ève K. est travaillée de l’intérieur par l’écriture et par le temps, et ce n’est que dans la durée — par l’imbrication d’anciens et de récents chapitres — que se manifestera un sens plus large. Par son côté proustien, le projet qui s’esquisse sera sans doute de longue haleine. Les spectateurs de chaque nouveau récit devront concevoir ces fables photographiques en tant qu’éléments dont la somme excède les parties et dans lesquelles nous verrons vieillir les figurants, se dessiner des nouveaux paysages, se mouvoir des bêtes sauvages et surtout se construire de nouveaux décors qui inviteront les regardeurs à mieux démonter les tableaux. C’est ainsi que l’axe performatif de l’œuvre de Tremblay surpasse le cadre de l’image unique et singularise cette démarche en devenir." 

----------

Texte de Nathalie de Blois Se fondre avec l'horizon  dans catalogue deL'Echo des Limbes (Leonard Bina Ellen Gallery, Montreal)" ...La logique paradoxale qui sous-tend le travail d’Ève K. Tremblay propose en contrepartie une approche interrogative de l’identité en mettant en avant le concept d’ambivalence où un état n’en exclut pas un autre mais s’en nourrit dans un mouvement irrégulier de balancier. L’artiste devient dans ces photographies le point de fuite autant que le point d’origine d’un univers équivoque où l’intériorité subjective et la réalité extérieure s’assimilent l’une l’autre. Sans s’épuiser dans la recherche d’une réponse, cette ambivalence laisse deviner les contours de possibilités multiples. Elle pose que regarder, percevoir, prendre acte, c’est également projeter sa conscience dans le monde pour en rechercher les formes dans lesquelles l’être peut se fondre."  

-----------

Text by Justin Hoffmann Ève K. Tremblay Tales Without Grounds  in the monograph Ève K. Tremblay- Tales Without Grounds

-------------

Elle remercie vivement le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts et des lettres du Québec. pour toutes les bourses qu'elle a reçues. 

She is very grateful to the Canada Council for the Arts and the Council for Arts and Letters of Quebec for all the grants she has received.