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BIO (Scroll down- défiler vers le bas)

Texte de James D. Campbell, Shadowing the Self: Reflections on the Art of Eve K. Tremblay, in the book Ève K. Tremblay- Tales Without Grounds. ...As we have seen, Eve K.’s resonant images and oblique narratives have the power to instruct, unsettle, disturb – and displace. Her true content is often the unameable— that which is beyond or before language -- and we are at first looking in from the margins. It is never very long, however, before we have stumbled into the mise-en-abyme and find ourselves at dead center of these magnetic narratives, and enter their “third space” as a willing accomplice in the making of meaning. At the same time, we are resolutely hooked, and the images speak to us in a language far more intimate than any cinematic fable of how the most seductive of appearances often camouflage the most profound private lack. ... Eve K.’s shadowing of self and Other is carried out with remarkable deftness, subtlety, subversive poetry -- and bravery. Her courage is incandescent, as she makes her transitional spaces our own. Our ongoing entanglement with her images is integral to that exhilaration we have always felt when ‘reading’ the most profound works of contemporary art. 

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Texte de Eduardo Ralickas L'appât de l'image, dans la monographie Ève K. Tremblay- Tales Without Grounds. " Véritable chantier de fictions, la démarche photographique de Ève K. est travaillée de l’intérieur par l’écriture et par le temps, et ce n’est que dans la durée — par l’imbrication d’anciens et de récents chapitres — que se manifestera un sens plus large. Par son côté proustien, le projet qui s’esquisse sera sans doute de longue haleine. Les spectateurs de chaque nouveau récit devront concevoir ces fables photographiques en tant qu’éléments dont la somme excède les parties et dans lesquelles nous verrons vieillir les figurants, se dessiner des nouveaux paysages, se mouvoir des bêtes sauvages et surtout se construire de nouveaux décors qui inviteront les regardeurs à mieux démonter les tableaux. C’est ainsi que l’axe performatif de l’œuvre de Tremblay surpasse le cadre de l’image unique et singularise cette démarche en devenir." 

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 Extrait du texte critique de Marie-Ève Charron dans Le Devoir "...Les photos restituent des instants uniques que les porcelaines qui les côtoient au mur additionnent, étant le fruit de plusieurs cuissons exigées pour l’application de glaçures et différents transferts d’images (collages, dessins, photos). Tel un feuilleté, des temporalités hétérogènes se trouvent ainsi cryptées dans l’objet façonné avec la fragilité et la discrétion des souvenirs loin enfouis, quoique tenaces. Le cadrage serré des images trompe la perception de l’échelle de ces modelages qui sont bien des miniatures élégamment intégrées aux roches, au sable et à l’écume de mer, alors que leur titre évoque le monde invisible des bactéries...La suite de l’expo écarte la photo et se déploie en porcelaines, en dessins et en peintures, au sol et au mur. La gestualité et la touche de l’artiste, avec les crayons ou les pinceaux, s’affirment là où la main s’effaçait au profit de la clarté descriptive de l’image photo. Le regard bute alors contre la matière travaillée avec expressivité, intuition et naïveté. Sur ce spectre opposé du langage plastique, l’artiste explore encore le paysage où s’emboîtent des points de vue et des échelles différents. Les scènes sont évocatrices de relief en montagnes et de la silhouette de Manhattan, des territoires fréquentés par l’artiste qui vit entre Montréal et New York. Motifs et titres des oeuvres renvoient aussi librement à l’imagerie scientifique et à des figures pionnières de microbiologie et d’informatique (Lynn Margulis, Ada Lovelace)...» 

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 Text by Daniel Baird Ève K. Tremblay. Words of Fire  Canadien Art Magazine ...Tremblay’s videos stylistically evoke the work of the late avant-garde master Raúl Ruiz, moving from the claustrophobic interior of memory and dreams out toward a larger and more encompassing encounter with the world. Here, Tremblay seems to be following Bradbury’s insight from the 1950s. Montag is driven to the side of the Book People not because he has a fetish for books, but because of the joy he sees in a young woman’s love of the world. Books and art aren’t about books and art; they’re about life and the world...

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Ève K. Tremblay L'Éducation Sentimentale - Ciel Variable #53, Texte de Lyne Crevier 

Dans sa plus récente production, L’Éducation sentimentale, Flaubert sert de prétexte à un « arrêt sur images » littéraires, cinématographiques, photographiques. Une série qui flirte avec l’art du désir. Désir de mettre en scène des sujets, à peine sortis de l’adolescence, évoluant dans ces lieux interdits, étouffants, anonymes que peuvent représenter les collèges privés. En préférant la métaphore au détriment d’un réalisme trop cru.

Ses portraits se montrent donc tour à tour inquiets, douloureux, parfois ingénus ou sereins. Proches d’une idéalisation vouée à l’éternité…

Ainsi un parfum rohmérien se dégage de ce charmant « conte moral », signé Tremblay, où la séduction teinte largement ses compositions. Par là, elle recherche volontairement l’artificiel pour débusquer des pans d’une histoire faussement simple. Car chaque cliché est mûrement réfléchi et empreint d’une froideur, d’une élégance, voire d’une rigueur, absolument étonnantes pour une si jeune artiste. À l’image de ce que Barthes avance dans La Chambre claire : « Au fond, la Photographie est subversive, non lorsqu’elle effraie, révulse ou même stigmatise, mais lorsqu’elle est pensive. »...

À l’exemple de sa grand-mère (Mimi) et de sa grand-tante (Jeanne), duo d’inséparables qui n’en ont toujours fait qu’à leur tête. Résultat : la photographe en a tiré une série de portraits, dont notamment celle intitulée Mimi et Jeanne dans le Hall of Fame. (...) Des femmes (entre 70 et 80 ans) qui entendent ne pas perdre une seconde de ce que la vie peut encore leur offrir. En imitant les attitudes de coquettes. On est ici au cœur d’une fiction qui frise le fantastique. Un fantastique soft, par ailleurs assez troublant. Sont-elles les prêtresses d’une société secrète ? Ou des personnages extraits d’un film comme Arsenic et vieilles dentelles ? Qu’importe, Ève respecte assez leur brillante dérive théâtrale et saisit même en filigrane toute la mélancolie (active) que recèle un tel jeu des apparences. Que sous le maquillage, la variété des costumes, se dissimulent des tigresses prêtes à se battre à mort pour une vie pleine, en laissant volontiers à d’autres leur part d’ombres. Le grand âge aidant, elles s’offrent donc un « élixir de jeunesse », grâce au goût de l’artifice, toujours renouvelé.

Ces deux séries couleur montrent ainsi que les femmes (peu importe leur âge) sont plurielles, qu’il n’existe pas d’essence de « la » femme, qu’on n’est pas femme par nature, qu’on a, aussi, comme l’ont relevé Deleuze et Guattari, à « devenir femme».

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Text by Justin Hoffmann Ève K. Tremblay Tales Without Grounds  in the monograph Ève K. Tremblay- Tales Without Grounds  (translated from german by Bernard Schutze) What exactly makes these pictures, which were after all taken in real places, appear so futuristic. The photographs are not in fact the result of a digital imaging: the sites are really as shown, the human figures are made of flesh and blood, and the light and colour components are not at all artificial. So what is it that makes these depictions into visions, into metaphors of tomorrow’s agriculture. One reason is that the agricultural business that Eve K. Tremblay selected must actually be a very modern, forward-looking enterprise which applies hydroculture to grow its produce. Though the large water surface, which serves as the floor of the spacious and partially transparent building, appears peculiar to us, it is probably more common than we think. An astonishment that is basically indicative of our ignorance regarding current tendencies in food production "(...)It is not by chance that viewers associate film sequences with Eve K. Tremblay’s photographs. The pictures evidently reference a narrative. Various characters, who are engaged in mysterious actions, emerge without fully disclosing what they are up to. What is this young girl doing in these surroundings? Is she a farm labourer? But why doesn’t she wear protective clothing like the other workers or researchers? The title “Tales without Grounds” underscores the enigmatic quality of these works. “Without grounds” indicates that the photographs do not lend themselves to a clear-cut interpretation. Regardless of the title, the viewer nevertheless seeks explanations and interpretive links, such as those mentioned above. In any case, the works weave a web of memorable associations that is stretched along the tension points generated between agriculture and technology, and between humans and nature. 

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Texte de Nathalie de Blois Se fondre avec l'horizon  dans catalogue de L'Echo des Limbes publié par la Leonard Bina Ellen Gallery, Montreal Dans la série Disparaître en bleu — Ein Spiel der Biosemiotik (2003), l’artiste dessine une sorte de récit elliptique dans lequel elle « entreprend de [s]e faire disparaître comme figure pour devenir une couleur, une idée, une méduse, un garçon ». Tout en maintenant le thème central de la transformation, cette série d’autoportraits décline un jeu fictionnel qui, à la différence de son travail précédent, présente non pas un climat de peur et de résistance devant la mouvance intérieure mais suggère un engagement actif dans ce mouvement. On observe dans ce « jeu de biosémiotique » une succession de métamorphoses à travers lesquelles se dit un devenir qui abolit toute volonté de s’accrocher à une identité fixe. Ève K. Tremblay y effectue une sortie de soi pour concevoir une autofiction déconcertante gouvernée par l’algèbre prodigieuse d’un songe, mais d’un songe dirigé et délibéré.

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Marie Fraser, Mise en scène et reconstitution photographiques, Explorations Narratives Mois de la Photo à Montréal

" Les oeuvres d'Ève K. Tremblay utilisent cette fixité ontologique de la temporalité photographique pour mettre en scène des instants narratifs où les actions sont maintenues dans un état perpétuel de suspension. Le moment où l'action va se produire est toujours retardé. L'expérience ne se concrétise pas, elle ne s'accomplit pas. La mise en scène ne sert donc pas à construire une unité mais à montrer que cette opération de suspension contient un potentiel d'anticipation. Plusieurs images d'Ève K. Tremblay explorent cette suspension en travaillant l'ambiguité entre la réalité et la fiction que peut produire une action lorsqu'elle est mise en scène par ses propres protagonistes. Dans la série d'images de lieux de tournage qui composent Unmanifested Still Films, cette spécifité temporelle de la photographie est soulignée par l'impossibilité de l'activité filmique de se manifester, de se déployer dans le temps. La photographie souligne sa spécificité et marque sa différence avec le cinéma, le terme still évoquant l'image arrêtée d'un mouvement."  

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Ève K. Tremblay Portraits-Paysages, texte de Christiane Baillargeon, Vie des Arts #208 (+ Cover image)

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Leila Topic (commissaire Musée d’art contemporain de Zagreb) sur HRT. radio 

...Precisely in the video rental store Filmgalerie 451, through an accidental encounter in 2007, Canadian artist Ève K. Tremblay conceived her multimedia project Becoming Fahrenheit 451. The number 451 recalls, of course, the title of the novel by famous Sci-Fi writer Ray Bradbury- Fahrenheit 451, the elements of which have also been approprited in the film of the same title by François Truffaut. 

The plot of this novel describes not that distant future in the second half of 21st Century, in which books are considered a threat to the social peace. Books and reading, described by Bradbury, lead to unrest, reflexion on the current state of affairs and consequently, to unhappy and rebellious individual. Therefore, the books have to be destroyed by specialized squads of firemen who are burning them – 451 degrees of Fahrenheit is indeed the temperature at which the book paper burns. Only the small groups of «heretics», the so-called «book people» have the mission to save the books from oblivion, in the immaterial shape- in their own minds, through the method of photographic memorization. 

The finding and encounter at this Berlin video rental place has triggered the artist's recollection of Bradbury's book, which she had read many years ago. This was the beginning of her years long reflective and persistent effort of memorizing a part of Fahrenheit 451 book- a metaphorical attempt to «become a book.» Tremblay, who graduated in French literature in Montreal, and later photography, has used her knowledge and preferences for literary forms and visual arts, but also scientific texts, history of mnemonic systems and mechanisms, to create a unique ambiance consisting of video installations, photographs, essays, drawings, collages and assemblages  at MK Gallery in Zagreb. “Poetical approach and philosophical contemplation have come into play with constant material experimentations;” writes the curator of the exhibition Zeljka Himbele, who lives in New York City. Furthermore, notes the curator, this ambiance is also the artist’s attempt to say goodbye to this longtime project which required such deep immersion...

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Eve K Tremblay dans l'encyclopedie Canadienne Dès les débuts de sa production artistique, elle propose une approche à la fois autobiographique et inspirée de fictions littéraires. À travers sa série de photographies L’éducation sentimentale (2000), dont le titre fait référence à l’ouvrage de Gustave Flaubert, l’artiste met en scène des jeunes filles d’âge collégial, vêtues d’uniformes scolaires, plongées dans diverses situations solitaires et introspectives prenant parfois un aspect initiatique.... Ève K. Tremblay consacre plusieurs années de sa carrière à revisiter l’œuvre littéraire Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et à réfléchir aux nombreux enjeux que sous-tend cet ouvrage, notamment aux notions de neuroscience, de mnémotechnique et de philosophie. Dans le cadre de son long projet Becoming Fahrenheit 451...

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BIO (english follows)

Ève K. Tremblay est une photographe et artiste multidisciplinaire, née en 1972 près de Val-David dans les Laurentides. Après avoir étudié la littérature à l’Université de Montréal (1991-1992) et le théâtre à la Neighborhood Playhouse School of the Theatre à New York City (1994-1995), Ève K. obtient un baccalauréat en beaux-arts avec majeure en photographie de l’Université Concordia (1997-2000) à Montréal. Elle propose une approche poétique et narrative à la frontière du réel et de l’imaginaire mêlant les références et métaphores autobiographiques, littéraires, et scientifiques. Depuis 2000, Ève K. partage son temps entre Montréal, Berlin, New York, NJ, Val-David et récemment Plattsburgh, NY. Ses œuvres ont été largement publiées, notamment dans le New York Times, Art Forum, Border Crossings, Le Devoir, et exposées au MNBAQ, Bergen Kunsthall (NO), Kunstraum Kreuzberg (DE), Kunstverein Wolfsburg, MACM, MAC LAU, MACVAL, la Biennale de Prague, La Biennale nordique Momentum 7 (NO), Petach Tikva Museum of Art, UWAG, SAAG, Owens Art Gallery, Leonard Bina Ellen Art Gallery. Ses œuvres se retrouvent, entre autres, dans les collections du MAC de Montréal et du MNBAQ à Québec. Elle est représentée par la galerie Patrick Mikhail à Montréal. 

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Ève K. Tremblay is a photographer and multidisciplinary artist, born in 1972 near Val-David, in Les Laurentides. After studying literature at the Université de Montréal (1991-1992) and theater at Neighborhood Playhouse School of the Theater in New York (1994-1995), Ève K. obtained a Bachelor of Fine Arts degree with major in photography from Concordia University (1997-2000) in Montreal. She proposes a poetic and narrative approach on the border of the real and the imaginary mixing autobiographical, literary, and scientific references and metaphors. Since 2000, Eve K. shared her time between Montreal, Berlin, New York, NJ, Val-David, and recently Plattsburgh, NY. Her works have been widely published and reviewed, notably in the New York Times, Art Forum, Border Crossings, Le Devoir, and exhibited at the MNBAQ, Bergen Kunsthall (NO), Kunstraum Kreuzberg (DE), Kunstverein Wolfsburg, MACM, LAU MAC, MACVAL, the Prague Biennial, The Momentum Nordic Biennial 7 (NO), Petach Tikva Museum of Art, UWAG, SAAG, Owens Art Gallery, Leonard Bina Ellen Art Gallery. Her works are found, among others, in the collections of the MAC of Montreal and the MNBAQ in Quebec City. She is represented by Patrick Mikhail Gallery in Montreal.

Elle remercie vivement le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts et des lettres du Québec. pour toutes les bourses qu'elle a reçues. 

She is very grateful to the Canada Council for the Arts and the Council for Arts and Letters of Quebec for all the grants she has received.